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RAPA NUI - L'ILE DE PAQUES



Ce moai fait partie des 7 statues de l'Ahu Akivi, la seule plate-forme de l'île située dans les terres et non sur le rivage.

 

 

 

 

 

 

 

Ce moai fait partie des 7 statues de l'Ahu Akivi, la seule plate-forme de l'île située dans les terres et non sur le rivage.


 

CONTES ET LEGENDES DE L'ILE DE PAQUES

1. Hotu Matua et les septs explorateurs
2. Les longues et les courtes oreilles
3. Les oiseaux de Rapa Nui
Dessin réalisé d'après un pétroglyphe de l'homme-oiseau.
 

1. Hotu Matua et les sept explorateurs

...ou comment l'île accueillit ses premiers habitants.

Selon la légende, le roi Hotu Matua habitait la terre légendaire de Hiva. Un jour, Hau- Maka son vieux conseiller eu une vision. Il décrivit une terre lointaine, appelée « Te pito o te kainga » ou « Matakiterani » (Des yeux regardent les étoiles) , au milieu de l'océan vers le soleil. Hotu Matua envoya sept jeunes explorateurs à la recherche de cette nouvelle île. Ils s'appelaient Ira, Raparena, Ku'uku'u A'Huatava, Rinirini A'Huatava, Nonoma A'Huatava, Uure A'Huatava, Makoi Rinirini A'Huatava.

Arrivés sur Rapa Nui, ils cherchèrent un lieu adequat pour s'installer et planter des ignames. Deux d'entre eux avaient également emporté un moai et un collier de perles, qu'ils cachèrent sur l'île. Tous repartirent ensuite, sauf un, pour relater leur découverte à leur roi.

Hotu Matua fut un jour déchu de son trône. Il embarqua alors avec sa famille et sa suite sur deux grands pahi (double canoé) en direction de « Te pito o te kainga ». Ils débarquèrent après des jours et des jours de mer sur la plage d'Anakena, où fut fondé la nouvelle résidence royale. Depuis lors, l'île reçue le nom de « Te pito o te henua » (Le nombril du monde).

Aujourd'hui encore, l'ahu Akivi (plateforme sacrée) rappelle l'arrivée des septs jeunes explorateurs sur l'île. Sept moais y sont érigés face à l'horizon et à leur terre natale légendaire de Hiva.

 

2. Les longues et les courtes oreilles

...ou comment les Rapa nui cessèrent de dresser des moais.

Selon la légende, les Hanau eepe (La race large aux longues oreilles) débarquèrent sur l'île au temps du roi Tu'u Ko Iho. Les Hanau momoko (La race mince aux courtes oreilles) et descendants de Hotu Matua, furent surpris par l'arrivée de ce peuple sans femmes ni roi, aux longues oreilles.

Les longues oreilles s'installèrent sur la péninsule de Poike (extrême ouest de l'île). Tailleurs de moais, ils savaient également les ériger sur les ahus (plateforme sacrée). Ayant pris l'ascendant sur les Courtes oreilles, ils leur demandèrent un jour de jeter les pierres de la terre de Poike à la mer afin de niveler le sol. Mais les Courtes oreilles refusèrent.

Les Hanau eepe (ou Longues oreilles) creusèrent alors un long fossé de Te Hakarava à Mahatua (sur la péninsule de Poike) pour se séparer des Hanau momoko (ou Courtes oreilles). Ils le remplirent de matériaux combustibles en vue d'éliminer leurs rivaux.

Une femme Hanau momoko, nommée Moko Pinge'i, avait été enlevée par un Hanau eepe. Elle habitait avec lui sur Poike et pleurait pour son peuple. Une nuit, elle décida de rejoindre les Hanau momoko et de les prévenir du danger. Dès le lendemain et sur son signal, ils attaquèrent les Hanau eepe par surprise, durant leur sommeil en contournant Te Hakavara par la côte.

Les Hanau eepe, encerclés par leurs ennemis, furent jetés dans le fossé en feu. Seulement trois d'entre eux survécurent. Deux furent empalés et le dernier fut épargné. Il épousa une femme Hanau momoko avec laquelle il eut un fils. Leur descendance s'installa sur Tahai (à l'ouest). Mais plus jamais un moai ne fut taillé et dressé sur l'île. Ce savoir était mort avec les Hanau eepe.

 

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Dessin réalisé d'après un pétroglyphe de l'homme-oiseau.

Dessin réalisé d'après un pétroglyphe de l'homme-oiseau.
 

3. Les oiseaux de Rapa Nui

... ou comment les oiseaux arrivèrent sur l'île et donnèrent naissance à la Cérémonie de l'Homme-Oiseau.

Il y a bien longtemps, aucun oiseau ne venait pondre à Rapa Nui. Ni sur l'île, ni sur l'îlot Motu Nui. Un jour, une prêtresse nommée Hitu, vint s'asseoir au bord de la baie Hanga Nui. Posé sur une roche, gisait un crâne humain. Une ombre vint alors balayer la côte emportant le crâne avec elle. Hitu se jeta à l'eau pour s'en saisir mais ne parvint pas à l'atteindre.

La prêtresse et le crâne nagèrent ainsi jour et nuit vers l'est jusqu'au moment où se dessinèrent à l'horizon les terres de Motu Motiro Hiva (les Iles Sala y Gomez, vers le nord-est). Elles étaient recouvertes du guano blanc des oiseaux marins. C'est alors que le crâne, arrivé sur le rivage, se transforma en dieu Makemake (Divinité principale du panthéon rapa nui).

Sur Motu Motiro Hiva, vivait le dieu Haua, ami de Makemake. Il reçut Makemake et la prêtresse et leur donna à manger. Ils restèrent là un moment.
Un jour, Makemake demanda à Haua de lui apporter un couple d'oiseaux. De retour sur Rapa Nui, il les mit en liberté sur la péninsule de Poike (à extrême est de l'île).

L'année suivante, il revint pour s'assurer que les oiseaux s'étaient multipliés. Mais il constata que les hommes en avaient mangé tous les œufs. Makemake recueillit alors les oiseaux et les emmena à Viahu (au sud de l'île). Lorsqu'il revient, les hommes avaient encore manger les œufs. L'année suivante, il emmena le couple d'oiseaux a Vai a Tare sur les hauteurs du volcan Rano Kau (à l'ouest de l'île). Les hommes laissèrent alors un seul œuf dont naquit le premier oiseau manu-tara (hirondelle de mer) de l'île.

Pour assurer une meilleure prolifération de ces oiseaux, Makemake revint encore l'année suivante. Il laissa cette fois les oiseaux sur l'îlot Motu Nui où ils purent enfin se reproduire en grand nombre.

De là, débuta la cérémonie religieuse annuelle du Tangata Manu (L'homme oiseau). Chaque année, au printemps et en l'honneur de Makemake, l'homme qui découvrait le premier œuf de l'année était élevé à l'état de demi-dieu et prenait le titre sacré d'Homme Oiseau.